Jésus n’a pas peur de nos impuretés

Personne atteinte de la lèpre

Ce jour-là l’enseignement biblique est apporté par une psychologue de passage. Tout en nous exhortant, elle nous partage quelques brides de son travail de psy, l’une d’elles m’a particulièrement interpellé.
Dans un de ses entretiens avec une chrétienne cassée par la vie et par des difficultés de toutes sortes, elle lui dit : Jésus te rejoint au fond de ton puits boueux. Non, non, non il ne reste pas à t’attendre en haut assis sur la margelle, il descend auprès de toi et même il s’assoie avec toi dans ta boue. La personne ne pouvait ni le concevoir, ni l’accepter. Notre oratrice de répondre : Lui n’a pas peur de tes péchés, de tes peurs, de tes angoisses, de tes déviances, ni de tes rebellions,…
En effet, Jésus n’a pas eu peur de toucher le lépreux pourtant réputé contagieux. Non seulement il a eu ce geste d’humanité mais il lui a accordé la guérison physique et sociale, probablement spirituelle aussi.
Le Seigneur n’a pas peur de te rencontrer là où tu en es… et de te toucher.

Bonnes surprises

surprise de Dieu

 

Aimez-vous les surprises… les bonnes surprises ? Il y a bien longtemps déjà, j’entendais un pasteur dire à quelqu’un, comme pour l’encourager : « Dieu a des surprises pour toi. Ne sois pas inquiet, car ce sont de bonnes surprises ! »
Je ne sais pas si la précision était utile, mais, à y réfléchir, nous avons tous vécu de mauvaises surprises. Là, il semblait que le Seigneur voulait apporter des surprises, accorder des choses qui n’étaient pas prévues, pas envisagées, peut-être pas même imaginées ou attendues.

Vraiment improbable !
Ce fut aussi une surprise pour Marthe et Marie que la résurrection de leur frère Lazare*. Les deux sœurs ne pouvaient même pas l’imaginer. Quand Jésus lui parle de résurrection, Marthe dit savoir que celle-ci est prévue «théologiquement» pour l’éternité. Mais lorsqu’il ordonne d’enlever la pierre de devant la tombe, elle lui dit en quelque sorte que ce n’est pas une très bonne idée… car il sent déjà !

surpise de dieu
Jésus ne se laisse pas démonter par l’incrédulité ambiante : il ordonne à Lazare de sortir, ce que fit ce dernier. Il y avait de quoi être bouleversé !
Quelqu’un disait : « Les surprises de Dieu, ce sont les bonnes choses qui sortent des cadres définis. »
Voulons-nous que le Seigneur nous fasse de bonnes surprises ? Soyons alors assez ouverts pour reconnaître puis accepter ces bonnes choses qui sortent du cadre de nos conceptions ou de nos préjugés.

Texte de B. Delépine dans le calendrier Méditation Quotidienne du 05 octobre 2015

 

* Evangile de Jean, plusieurs versets du chapitre 11 et 12
Un homme appelé Lazare tomba malade. Il habitait Béthanie, le village où vivaient Marie et sa sœur Marthe. Les deux sœurs envoyèrent quelqu’un dire à Jésus : seigneur, ton ami est malade. Lorsque Jésus apprit cette nouvelle, il dit : la maladie de Lazare… doit servir à montrer la puissance glorieuse de Dieu et à manifester ainsi la gloire du fils de Dieu. Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Mais Jésus resta encore deux jours à l’endroit où il se trouvait avant de se rendre à Béthanie.
Marthe dit à Jésus : seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort, mais je sais que même maintenant Dieu te donnera tout ce que tu lui demanderas. Jésus lui dit : ton frère se relèvera de la mort. Marthe répondit : je sais qu’il se relèvera lors de la résurrection des morts, au dernier jour.
Enlevez la pierre (du tombeau), dit Jésus. Marthe, la sœur du mort, lui dit : seigneur, il doit sentir mauvais, car il y a déjà quatre jours qu’il est ici. Jésus lui répondit : ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. On enleva donc la pierre. Jésus cria très fort : Lazare, sors de là !
Le mort sortit, les pieds et les mains entourés de bandes et le visage enveloppé d’un linge. Jésus dit alors : Déliez-le et laissez-le aller.
Six jours avant la Pâque, Jésus se rendit à Béthanie, où vivait Lazare, l’homme qu’il avait ramené d’entre les morts. Là, on lui offrit un repas, servi par Marthe. Lazare était un de ceux qui se trouvaient à table avec Jésus.

Prier le NOTRE PERE

Comment prier – et non réciter – des prières ? Nous entendons des personnes dirent « je ne sais pas prier… », ce fut aussi le constat des disciples de Jésus à qui ils demandent « Seigneur, apprend-nous ou enseigne-nous à prier ». Jésus leur donne la prière dite du « Notre Père » de l’évangile de Mathieu au chapitre 6.

L’intention de Jésus n’était pas d’en faire une prière « à réciter » machinalement mais une prière « à vivre » quotidiennement et en profondeur. Je vous invite à vous arrêter un instant afin de méditer pour vous-même chacun des questionnements suivants :

Comment dire                                       Notre Père qui est aux cieux
Si tu ne le reconnais pas comme ton père
Et si tu ne te reconnais pas comme son enfant
Comment dire                                       Que ton nom soit sanctifié
Si tu ne mets pas à part son nom afin de l’honorer
Comment dire                                       Que ton règne vienne
Si tu ne désires pas qu’il règne en tout premier sur ton cœur
Comment dire                                       Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel
Si tu n’acceptes pas sa volonté sur ta propre vie
Comment dire                                      Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour
Si tu es sans cesse inquiet pour l’avenir
Comment dire                                       Pardonne-nous nos offenses
Si tu penses que tu n’es jamais coupable ou responsable
Comment dire                                      Comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés
Si tu as toujours de la haine envers celui qui t’a fait du mal
Comment dire                                     Ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin
Si tu te places délibérément devant la tentation
Comment dire                                     Car c’est à toi qu’appartiennent dans tous les siècles
Si tu penses que ton Père céleste est limité par quoi que ce soit
Comment dire                                    Le règne, la puissance et la gloire
Si tu penses que ton Père céleste ne peut rien faire pour toi
Comment dire                                      Amen
Si tu n’es pas en accord avec tout ce qui précèdepriere bernard delepine

 

 

 

 

 

 

 

 

Noyade, sauver son fils ou son copain

Je ne sais plus où j’ai lu ce récit il y a des années déjà. Je le trouve assez particulier pour vous en faire part et ce d’autant plus que c’est une histoire vécue. Dilemme, qui sauver de la noyade, son fils ou le copain de celui-ci ? Et vous que feriez-vous dans une telle situation ?

Ce témoignage se passe dans une église protestante. Après quelques cantiques en ce culte du dimanche soir, avant de prêcher lui-même, le pasteur de l’église présente brièvement un homme âgé présent ce soir-la. Il le présente comme étant l’un de ses amis d’enfance les plus chers et lui laisse la place afin qu’il partage quelques mots à cette assemblée. On aperçut alors un homme assez âgé se lever.

Voici ce qu’il partagea
« Un père, son fils et un ami de ce dernier naviguaient paisiblement sur la côte du pacifique. Brusquement, une tempête violente s’abattit, rendant impossible tout retour vers la cote. Les vagues étaient tellement hautes que toutes les années d’expérience du marin ne suffirent pas pour maintenir la barque en équilibre et la voilà qui se renverse, les précipitant tous dans l’océan déchaîné…  »
Le vieil homme hésita un moment, alors que son regard tombait sur deux adolescents qui, pour la première fois depuis le début du culte, le regardaient fixement, un peu plus intéressés pour comprendre où il voulait en venir. L’homme poursuivit : noyade
 » Saisissant au vol le cordage de secours, le père avait à prendre la décision la plus déchirante de sa vie : A quel enfant devait-il lancer l’autre bout du cordage de secours ?
Il n’avait que quelques secondes pour décider. Le père savait que son fils était un chrétien engagé et il savait aussi que l’ami de son fils ne l’était pas.
Avec une douleur qui n’avait de comparable que la hauteur de ces vagues meurtrières, il lança à son fils : ‘Je t’aime, mon fils’, et lança le cordage à l’ami de son fils, le ramena à la barque qu’il arriva tant bien que mal à retourner. Pendant ce temps, son fils disparaissait dans les profondeurs de l’océan dans la noirceur de la nuit. Son corps n’a jamais été retrouvé. »

Pourquoi une telle décision
En ce moment, les deux adolescents, assis tout droit sur leurs sièges, attendaient anxieusement la suite de cette histoire.
 » Le père, poursuivit-il, savait que son fils serait dans l’éternité avec Jésus et ne pouvait se faire à l’idée que l’ami de son fils puisse passer l’éternité sans Jésus.
Ainsi donc, il sacrifia son fils afin de sauver son ami.
Combien grand peut être l’amour de Dieu pour qu’il ait fait autant pour nous ! Notre père céleste a sacrifié son fils unique afin que nous soyons sauvés. Je vous supplie d’accepter son offre de vous secourir et de saisir ce cordage de secours qu’il vous lance aujourd’hui. »
Sur ce, le vieil homme s’en retourna à sa place, un long silence remplit la salle. Le pasteur de l’église se leva, livra son sermon et fit un appel à la fin pour ceux qui voulaient donner leur cœur à Jésus. Mais personne ne répondit à l’appel.

Véridique ou fabulation
A la fin du service, les deux adolescents se dirigèrent vers le vieil homme: « C’était une belle histoire, signifia poliment l’un d’eux. Mais, je ne pense pas que cela ait été vraiment réaliste de la part du père de sacrifier la vie de son fils unique dans l’espoir que l’autre garçon devienne chrétien ! »
– Bien, vous venez de taper en plein dans le mille, dit le vieil homme, portant son regard sur la vieille bible qu’il avait en mains. Un large sourire se dessina sur sa face étroite et il regarda encore une fois les deux adolescents, avant de lancer :
« Ce n’est sûrement pas réaliste n’est-ce pas ? Mais je me tiens aujourd’hui devant vous pour vous dire que cette histoire me donne un aperçu de comment cela a pu être dur pour Dieu de sacrifier son fils unique Jésus pour moi.
Vous voyez : je suis l’homme de cette histoire et votre pasteur actuel était l’ami de mon fils.  »

Qu’en est-il de vous ?
Prenez 60 secondes à réfléchir, ensuite, si vous le souhaitez, faites tout simplement cette prière :
Ce récit m’a touché et comme cet homme a sacrifié la vie de son fils, je reconnais que tu as sacrifié celle de ton fils, Jésus, pour moi.
Seigneur, je veux accepter ton secours aujourd’hui, j’ouvre mon cœur – entre dans ma vie – et conduis-moi vers toi.

Ce témoignage est aussi sur le site LUEUR

Le SDF et Jésus

Dieu se révèle, comme il l’entend, au cœur simple qui le recherche, quelque ignorant qu’il soit. Ce petit récit pleinement authentique, en donne une nouvelle preuve.

SDF et Jésus

Le vieux Simon, le SDF et Jésus

Un pasteur anglais disait un soir, assez soucieux, au concierge de son église :
– Je suis assez tracassé par le fait que, chaque jour à midi depuis des semaines, un pauvre vieux aux habits râpés, entre dans l’église, où je puis le voir par la fenêtre du presbytère, et va vers le chœur ; il n’y reste que quelques minutes. Cela me paraît mystérieux et je m’inquiète, sachant qu’il y a des objets de valeur dans l’église. J’aimerais que vous puissiez le questionner.

Le lendemain, et plusieurs jours suivants, le concierge vérifia qu’en effet ce pauvre visiteur, sur le coup de midi entrait pour un court moment, puis sortait sans hâte. Il l’accosta enfin :
– Dites donc l’ami, qu’est-ce qui vous prend de venir ainsi à l’église ?
– Je vais prier, dit tranquillement le vieillard.
– Allons donc ! vous ne restez pas assez longtemps pour cela. Vous allez seulement jusqu’à l’autel et vous repartez. Qu’est-ce que cela signifie ?
– C’est exact, répondit le pauvre vieux. Mais, voyez-vous, moi je ne sais pas faire une longue prière ; pourtant je viens chaque jour à midi, et je lui dis tout simplement : « Jésus… c’est Simon ! »
Puis j’attends une minute et je m’en retourne. C’est une petite prière, mais je crois, je réalise qu’il m’entend.

Peu après, le pauvre vieux Simon fut renversé par un camion, on le transporta à l’hôpital où il dut rester pendant que se guérissait sa jambe cassée.
La salle où il était soigné donnait depuis longtemps beaucoup de peine à l’infirmière qui l’avait en charge.
Plusieurs malades étaient grincheux et irrités, d’autres murmuraient du matin au soir. Tout effort en vue d’améliorer un tel état d’esprit était vain.
Pourtant, au bout de peu de temps, les choses changèrent.
Les murmures furent moins amers, puis cédèrent la place au contentement.
L’infirmière, entendant un jour un joyeux éclat de rire, demanda :
– Qu’est-ce qui vous arrive à tous ? vous êtes maintenant des malades pleins de bonne humeur. Où s’en sont allés vos plaintes et vos gémissements qui me fatiguaient tant ?
– Oh ! c’est le vieux Simon ! répondit l’un d’eux. Il est toujours si heureux, sans jamais se plaindre ! Pourtant, nous savons qu’il souffre beaucoup. Il nous a fait honte !

L’infirmière se dirige vers le lit de Simon :
– Alors, lui dit-elle, vous avez fait ici du bon travail, vous avez fait envie à tous puisque, dit-on, vous êtes toujours heureux !
– Comment ne le serais-je pas ? répondit-il. C’est grâce à mon visiteur, lui me rend heureux, un jour après l’autre.
– Votre visiteur ? reprit-elle surprise. Quand donc vient-il ?
– Tous les jours à midi, répond-il dans un élan joyeux. Il se tient là, au pied de mon lit. Je le vois. Il me dit : Simon… c’est Jésus !

Heureux les pauvres en esprit,
car le royaume des cieux est à eux.
Heureux les affligés, car ils seront consolés!
Evangile de Matthieu 5.3-4

Source « mission des traités de Dijon »

La colère, péché ou affirmation de soi ?

« La colère, péché capital pour la Bible, affirmation de soi pour les psys » ainsi titrait le magazine de France TGV en 99. C’est en retrouvant ce mag que j’ai pensé éditer ici une prédication apportée à l’Eglise Protestante Baptiste du Colombier sur le sujet de cette émotion… qui atteint tout le monde.

Grands et petits péchés ?
Je dois dire que ce qui m’a interpellé, c’est l’affirmation « péché capital pour la Bible ! » Ha bon, y aurait-il des péchés capitaux… et donc d’autres moindres ? La Bible fait-elle vraiment une différenciation si nette, Dieu peut-il alors accepter <les petits péchés> mais pas les grands ? Est-ce lui ou la religion des hommes qui fit une différenciation ?…
C’est à réfléchir mais ce n’est pas le sujet de cet article.

colère je sors de mes gondsPiégé par certaines traductions
Certains traducteurs de la Bible trouvaient que la traduction littérale n’était peut-être pas « religieusement correcte », ce qui fait que la plupart des écrits font dire à l’apôtre Paul dans sa lettre aux Ephésiens « si vous vous mettez en colère, ne péchez point que le soleil ne se couche pas sur votre colère et ne donnez pas accès au diable ». SI vous vous mettez en colère… mais tout le monde se met en colère. Quel est le problème alors, celui de ne pas se coucher avec la colère ? Nous verrons cette notion plus loin.
D’autres traductions sont entre deux : « si vous vous mettez en colère / quand vous vous mettez en colère / si vous vous emportez / Etes-vous en colère ? » Les soulignés ne sont pas encore à la hauteur de la traduction littérale !
Alors que d’autres sont bien plus explicites et traduisent plus brutalement : « emportez-vous / mettez-vous en colère »

Le mag France TGV n’a pas raison en tout
Le mag a en partie tort dans son allégation en spécifiant que se mettre en colère est un péché. Dieu nous ayant crée à son image, il ne nous a pas crée sans émotions puisque lui-même en démontre. Dans celles-ci, il y a une part de colère. Ce n’est pas l’émotion en elle-même qui pose un problème mais la manière de la gérer. Vous pouvez lire l’article ici qui donne par ailleurs de très bons conseils

Qu’est-ce que la colère
Selon le Larousse c’est un « état violent et passager résultant du sentiment d’avoir été agressé ou offensé et qui se traduit par une réaction agressive »
Dans les textes bibliques hébreux et grecs nous retrouvons des termes très intéressants comme : S’irriter – être fâché – souffle – narine/nez, (moutarde me monte au nez), fureur/furieux – violent – chaleur (Exode 4.14 l’Eternel s’enflamme de colère),…
Mais ces termes ne seraient pas complets si d’autres notions ne les complétaient pas comme : indignation – insolence – exaspération – se ronger – être courroucé – se mettre en rage – irritation – poison – duel – jalousie
Cela dit, il nous faut dissocier la colère ponctuelle, passagère d’un caractère colérique, qui là est un péché.

L’Eternel – Jésus – en colère
Dieu ne peut pécher et pourtant la Bible nous apprend qu’il s’est mis en colère. Pourquoi, pour quelles raisons ?
Parce que son peuple l’offense, les hommes lui font mal par leurs actions, leurs propos, leurs péchés, leur rejet…
Nous blessons Dieu par nos attitudes comme l’a fait le peuple d’Israël qui, sortit miraculeusement de l’esclavage en Egypte, à peine arrivé dans le désert se fait un veau d’or et proclame « c’est lui notre Dieu qui nous a fait sortir d’Egypte ». Aimer ce peuple, se mettre en 4 pour lui, le sortir de sa condition minable… et se voir être comparé à une vache sans émotions, soit-elle en or, c’est offensant et à de quoi révolter.
Dans le Psaume 78, Dieu fait des reproches au peuple qu’il s’est choisi :
« Génération indocile et rebelle, inconstant, infidèle – s’ils priaient s’était pour le tromper – à nouveau ils mettaient Dieu au défi, ils attristaient le Saint d’Israël »
Dieu n’a-t-il pas le droit de « pousser un coup de colère ? » Pourtant, il est lent à la colère nous dit de nombreux textes bibliques
Par notre péché, par notre révolte, par certaines de nos attitudes, nous offensons Dieu, nous le blessons

marchands-du-TempleLa colère de Jésus chassant les vendeurs du temple est connue de tous (évangile de Marc, ch 11). Mais pourquoi donc est-il en colère ? Ce n’est pas à cause du fait qu’il y avait des vendeurs ou des bureaux de change, très pratiques pour les pèlerins qui venaient de plusieurs pays. Ils trouvaient sur place ce dont ils avaient besoin. Le problème était ailleurs, ceux qui vendaient et échangeaient « profitaient et volaient » ces pèlerins. Honte à eux mais pire encore, en agissant ainsi, ils écornaient, entachaient la réputation même de Dieu le Père, celui qui voulait accueillir avec amour et respect tous les hommes d’où qu’ils viennent. Ce temple avait pour rôle la prière et la miséricorde pour tous et voilà que des juifs, sensés représenter le Dieu des juifs, créateur de l’univers et Père, escroquaient ceux qui venaient rencontrer ce Dieu à Jérusalem. Alors oui, Jésus a raison de se mettre en colère contre ceux qui mettent à mal la réputation du Père céleste !

Et nous alors ?
C’est la même chose. Lorsque l’on nous fait du mal, lorsque l’on nous trahit, lorsque l’on nous offense, nous avons aussi le droit de nous mettre en colère. Quel enfant, quelle femme n’aurait pas le droit d’être offensé, en colère, dans une rage inexprimable pour avoir vécu l’inceste ou le viol ?

Stop au harcèlementSauf erreur, c’est une jeune nantaise Laura, qui a créé une association et fait ce dessin pour t-shirt, sac à main en toile,…Ca fait pas très politiquement correct de mettre celui-ci sur le site d’un pasteur mais le harcèlement est tellement courant – et déplacé – qu’il n’y a aucune raison qu’elles se taisent, qu’elles acceptent sans rien dire !!!

Comment ne pas être en colère envers le chauffard ivre qui tue sur la route
Que dire des blessures affectives occasionnées suite à un adultère
Impossible de mettre toute une liste, on en oublierait de toute façon !!!!

La colère veut dire STOP
Devrions-nous réprimer notre colère parce nous sommes chrétiens (ou non) ?
Je ne le pense pas, au contraire et sans vouloir faire de la psycho, il est souhaitable que cette colère s’exprime. Comme l’exprime si bien l’article du TGV, elle veut dire HALTE-LA, ça suffit, pas plus loin ! Elle nous permet de poser des limites. Ne pas répondre par la colère est un manque d’estime de soi dit encore l’article. Donc, y compris dans l’église, il faut savoir se mettre en colère lorsque les autres dépassent les bornes de l’acceptable. L’apôtre Paul ne dit pas autre chose !

     Bonne et mauvaise colère
L’article se poursuit : Cette émotion est pourtant indispensable. Réprimée, elle transforme l’existence en véritable drame. Insultés, bafoués ou humilies, certains ne se fâchent jamais. Au fond, ces « toujours gentils » se détestent car, de peur de déplaire, ils finissent par développer une personnalité en contradiction totale avec ce qu’ils sont réellement et de poursuivre un coup de gueule occasionnel permet de s’affirmer, de mettre les pendules à l’heure, de montrer que nous sommes consistants, qu’il faut tenir compte de nous et ne pas nous oublier. La colère permet de préserver la tranquillité et de couper la route à toute culpabilité
Il est bon de se mettre en colère lorsque nous sommes offensés et blessés nous appellerons cela « la bonne colère »
Maintenant il y en a aussi une « mauvaise colère », des personnes qui hurlent pour un rien, qui sont susceptibles au possible, qui n’arrivent pas à maîtriser leur colère, qui sont « des colériques » notoires qui cherchent à faire peur et en jouent.
Aumônier protestant en prison durant 24 ans, j’en ai rencontré un bon nombre ! Certains tuent de colère. Dans la région parisienne, un homme a tué son coiffeur trouvant que sa coupe était mal faite, un autre tue l’automobiliste qui ne roulait pas assez vite devant lui,…

Pleine de bon sens, la revue citée s’exprime ainsi : « la seule manière de ne pas sombrer dans la colère, c’est de ne pas y prendre goût – s’énerver est un signe de bonne santé, encore faut-il la ‘consommer’ avec modération – Convaincu d’être incompris, le coléreux condamne tout et tout le monde »

Quel rapport entre la colère et le péché ?
La traduction littérale du grec dit ceci « mettez-vous en colère mais ne péchez pas, que le soleil ne pas se couche sur votre irritation »
Le péché dont il est question, c’est de ne pas vouloir atténuer sa colère, c’est de lui laisser libre cours, voire de la nourrir jusqu’à ce qu’elle devienne amertume puis rancune puis haine.
Le « soleil qui se couche » donne une notion de temps au-delà duquel la colère devient « péché ». Cela n’est pas à prendre dans un sens littéral, que si on vous a offensé à 22h00 et ne faut plus que vous soyez en colère pour le coucher à 23h00. Non, toutefois il faut arrêter de nourrir la colère et de l’entretenir.

Excellent Top 10 de l’engueulade productive du mag TGV, à consommer sans modération
Ce qu’il faut faire
1. Passer sous silence les accrocs mineurs et s’expliquer sur les choses importantes
2. Constater son sentiment sans accuser l’autre
3. Exprimer son grief en favorisant la réconciliation plutôt que la vengeance
4. Se fixer une limite qui est l’intégrité de l’autre
5. Admettre sa part de responsabilité avant de pointer celle de l’autre

Ce qu’il ne faut pas faire
6. S’il y a frustration, ne pas retarder l’affrontement, sous peine d’accroître le ressentiment
7. Ne pas réagir de façon exacerbée à un simple incident
8. Ne pas partir du principe que l’autre a toujours tort
9. Ne pas faire de grands gestes en criant, cela énerve plus encore
10. Ne pas bouder, mais pardonner

Vu ailleurs et dit un peu autrement
– Nommer ce qui a été touché et ne pas attaquer la personne parce que, finalement, ce n’est pas la personne – ou très rarement – qui vous a blessé, mais son propos. Attaquer les valeurs de l’autre n’atténuera en rien votre souffrance et de plus, vous aller créer un second conflit qui est hors sujet. C’est ainsi qu’on se noie très facilement et très rapidement dans des situations conflictuelles insolubles, car on a perdu de vue l’origine du problème. Donc, gagnez du temps et conservez votre énergie en nommant le propos qui vous a heurté et demandez des explications par exemple, ce que l’on attendait de vous en y apportant, au besoin, des éclaircissements sur vos capacités.

– Faire l’effort de se souvenir de la première fois où on a ressenti ce type de violente émotion pour mieux réfléchir à nos priorités du moment, et surtout faire cet effort-là quand la colère nous submerge trop souvent. Cette colère, si elle devient régulière, si elle est réactivée sans arrêt, c’est qu’elle a une origine qui n’est pas réglée… Elle n’est plus forcément en lien avec la ou les situations réellement vécues. Un travail thérapeutique en ce sens peut-être une aide précieuse.
– Anticipez en informant, car ne rien dire ne peut qu’alimenter du ressentiment et des situations à risques si votre entourage n’est pas au courant de vos valeurs. Informer c’est diminuer les causes de colère.
– Contrôler sa colère ce n’est pas la déplacer ! Soyez au clair avec vous-même. Ne vous vengez pas à côté du sujet en cassant des biens ou en vous en prenant aux autres… Ils n’y sont pour rien !
– Ecouter le point de vue de l’autre. Lui aussi à des valeurs. Peut-être même identiques aux vôtres mais articulées différemment
– Sortez si vous sentez que la moutarde vous monte au nez… Sortez et marchez, courez, respirez… Interrompez la discussion et reprenez là le lendemain si possible. La nuit porte conseil !
– Enfin, acceptez d’être en colère et concentrez-vous sur les raisons de cette dernière. Ne la réprimez surtout pas, vous n’en serez que plus juste avec tout le monde, et cela vous permettra de tourner la page sans trop de difficulté !

Colère et pardon
Je vais préparer une autre réflexion sur le pardon, je vais en parler brièvement ici.
Le même apôtre Paul dit dans sa lettre destinée aux romains « ne répondez jamais au mal par le mal » (12.17)
Lorsque quelqu’un nous a blessés si profondément, le pardon n’est pas aisé. Ni l’offenseur, ni même l’église, n’a pas le droit de l’exiger de quiconque.
Le « tu dois pardonner » n’est pas productif, même s’il est vrai que c’est le pardon qui est la source même de la libération que nous avons nous-mêmes besoin.
J’y reviendrais ailleurs, la notion du pardon n’est pas seulement une notion « religieuse », c’est une notion psychologique de plus en plus plébiscitée par les psys.

poubellePour terminer cette courte réflexion, qui pourrait devenir un livre, je me rappelle de l’expérience de mon épouse dont je vous invite à suivre l’exemple
Blessée par les propos de quelqu’un, elle lui a écrit un courrier dans lequel toute sa rage, toute son amertume, sa déception,… était lisible noir sur blanc. Une fois terminé, soulagée, elle a chiffonné celui-ci et l’a mis à la poubelle. Ho que ça lui a fait du bien !Emotions au scanner

Nos émotions, y compris la colère, sont bien visibles au scanner
J’ai aperçu cette semaine dans un zapping télé cette intéressante étude des scans de nos diverses émotions que je vous invite aussi à la lire.

Un homme sensé maîtrise sa colère,
il met son point d’honneur à oublier les torts subis.
La Bible, livre des Proverbes 19.11

Même mort tu peux encore servir

Le titre est peut-être brutal ou choquant mais il est tellement vrai et si simple !
A première vue il pourrait s’agir d’un encouragement à faire don de ses organes ou même de son corps à la médecine, j’en parle tout à la fin de l’article mais l’essentiel de mon propos n’est pas là.

Tout le monde peut encore servir, croyant ou non, enterré ou incinéré,… Comment ? Lisez plutôt !

Amené à organiser des obsèques, je suis souvent direct avec la famille « nous ne vous demanderons pas de finances, notre service est totalement gratuit ». Cela dit, je leur fais tout de même une proposition financière.

Pour être concret !
Pourquoi ne pas faire passer des corbeilles pour un projet que le défunt a ou aurait apprécié.
Nous avons fait cela maintes fois :
Lorsque mon beau-père est décédé, le fruit de la participation a permis de payer deux ans de scolarité et de pension à un enfant aveugle en Afrique.
Lorsqu’un agriculteur est décédé accidentellement, le fruit recueilli a permis la création de deux élevages au Cameroun
Lors de la cérémonie concernant un SDF, c’est une association caritative œuvrant pour eux qui en a bénéficiée
Plusieurs fois ce fut l’association « La Fraternité » à Angers pour aider la distribution alimentaire aux personnes en difficulté ou à « Croq’Etudiants » pour aider ces derniers
Je ne peux ici énumérer toutes les destinations et projets tant ils sont nombreux.

Je le dis à chaque sépulture où la famille est d’accord de procéder ainsi « Même décédée, une personne peut encore apporter de l’aide autour d’elle »
Ce serait d’ailleurs mieux si elle en a parlé avec sa famille mais le sujet de la mort est souvent tabou dans notre société, comme s’il fallait en avoir peur. Pourtant elle fait bien partie de la vie !

Même lors de mariages
La même démarche d’être « une bénédiction pour autrui » fonctionne pour les mariages. A cette occasion nous ne demandons de « prestation » mais nous encourageons les mariés à solliciter une participation. Combien d’enfants d’orphelinats ou de « talibés » enfants mendiants dans les rues ont été ainsi aidés. La formulation est simple « C’est pour vous un jour de joie, répandez celle-ci autour de vous à cette occasion, faites bénéficier de votre bonheur à d’autres moins chanceux ».

Sortons de nos égoïsmes, de nos égocentrismes, de nos replis sur soi… nous ne sommes pas seuls au monde !

Franchement, que ce soit à l’occasion de sépulture ou de mariage, ce n’est pas compliqué d’être altruiste, de semer gratuitement de l’aide, de la joie,… ici en France ou ailleurs dans le monde !

Même mort, servir encore et toujours !
Les propos ci-dessous n’ont rien à voir avec le coté plus jovial ci-dessus. Je ne peux les développer de suite, ce sont donc juste des pistes de réflexions pour vous et utile pour vos proches à l’heure de notre mort qui est… inévitable !
– Même mort vous pouvez aussi servir, aider d’autres en acceptant que l’on prélève vos organes pour servir à d’autres. Aumônier en hôpital, je confirme que beaucoup de personnes sont en attente d’un organe, une fois greffé ça change leur vie. Dommage en effet que trop d’organes se désintègrent pour rien, pour personne, dans la terre ou au crématorium. Pensez-y en ce qui vous concerne, parlez de votre choix autour de vous !
– Actuellement, en ce qui me concerne, je serais plutôt pour l’ensevelissement dans la terre que pour l’incinération. Avec humour, tout en étant sérieux, je suis encore à la recherche d’une épitaphe à inscrire sur ma tombe pour que même mort et enseveli, je serve encore à la réflexion de quelqu’un. L’épitaphe pourrait être du genre :

« Le Christ-Jésus a été ma vie. Par son amour, quoique mort physiquement, je vis avec Lui. Et pour vous, qu’en est-il ?« 

Exemples d’aide avec des dons recueillis lors de sépultures

Papa, tu vas mourir !

Aumônier au CHU d’Angers, on me demande d’aller visiter un homme. J’y vais le lendemain de l’appel, c’était un dimanche après-midi. Arrivé dans la chambre, il y a là un homme âgé de 40 ans qui râle de souffrance. Autour de lui, sa fille adolescente de 17 ans, son compagnon et son ex-femme. Je me présente. « Bonjour, je suis le pasteur Bernard Delépine, vous avez demandé ma visite ». Sa fille est soulagée de me voir : « merci d’être venu »

La suite est surréaliste, il y a peu de phrases mais ça dure ‘une éternité’. L’homme ne sait plus comment se mettre dans son lit, il parle lentement, avec difficulté, poussant des râles de souffrances.

Un dialogue vraiment hors du commun
La jeune fille se penche vers son père :
– Papa, nous t’avons dit que nous avions demandé à un monsieur de passer te voir, il est arrivé, c’est lui.
Ha bon, dit son père, pourquoi il est là ?
– Parce que tu vas mourir papa
Ha bon je vais mourir, mais pourquoi ?
– Parce que tu as un cancer, les médecins ne peuvent pas t’opérer !
Ha bon pourquoi ?
– Parce que c’est trop tard
Elle sanglote tant que c’est son jeune compagnon qui continue
– Oui Pierre (nom d’emprunt), ce monsieur est pasteur, il va t’expliquer comment faire
Mais comment faire quoi ? dit-il toujours au milieu de ses râles
– Comment partir
Mais partir où, moi je veux rentrer à la maison
– Non Pierre, tu ne peux pas renter à la maison tu vas partir là-haut
Là-haut, mais où là-haut ?
-Tu vas monter là-haut, car tu vas mourir et le monsieur va te dire comment faire pour y aller

Après beaucoup d’embrassades et de larmes des deux jeunes, son ex-femme dit « désolé, nous devons partir prendre un train ».

Tout le monde s’en va, je reste seul avec Pierre
Bien que ce que je viens de vivre est tellement surréaliste, je n’en suis pas déstabilisé.
Etant seuls, nous entamons la conversation…
– Alors je vais mourir ?
Il semble que oui
– Vous n’en savez pas plus alors ?
Non parce que je ne suis pas allé voir les infirmières pour demander où vous en étiez, mais vous savez, si votre fille vous dit cela, c’est que le personnel médical lui aura dit
– Je suis si mal que ça ?
Oh oui, vous n’êtes pas au mieux de votre forme, disons même que vous êtes au plus bas. Puisque je suis là, avez-vous avez la foi en Dieu ?
Il me raconte avoir voulu être prêtre lorsque, petit, il était servant de messe. « Il y a bien longtemps lui dis-je, depuis votre vie n’a pas été facile ». J’avais bien vu par son teint jaunâtre qu’il était atteint d’une cirrhose du foie

Je ne mérite pas
Je lui parle de l’amour de Jésus pour lui, de son pardon
– « Je ne le mérite pas »
Je le sais Pierre, personne ne mérite l’amour ou le pardon de Jésus, même moi qui suis pasteur, ce n’est pas une question de mérite.
Je lui parle alors d’un des deux brigands crucifiés en même temps que Jésus. Il en avait un vague souvenir. Je continue « Pierre, Jésus a dit à l’un des deux qu’il le prendrait avec lui au paradis ce jour même, du fait de la confiance qu’il a placée en Lui. Cet homme n’a eu ni le temps de se confesser, ni de se racheter d’aucune manière et pourtant, Jésus l’a pris au paradis avec Lui »

Lui demandant s’il accepte que je prie pour lui, comme il me le permet je demande à Jésus de pardonner tous ses péchés, de lui venir en aide durant ces jours difficiles devant lui, de garder sa fille,…
Durant ce moment de prière spontanée, Pierre comprend, acquiesce, des larmes coulent sur son visage, sans un mot il me serre la main comme pour dire qu’il accepte cette prière et qu’il m’en remercie.

Je le quitte pour revenir le lendemain. Il n’y a pas vraiment de conversation, je lui demande juste s’il à soif, s’il veut que je l’aide à s’assoir un peu mieux pour un meilleur confort, je tape sur le coussin et lui remet derrière, lui donne à boire… Je ne peux rien faire de plus. Il souffre et je sens qu’il souhaite rester seul, je m’en vais donc discrètement.
J’y retourne le mardi mais il est décédé quelques heures après mon passage de la veille.

La suite
Je téléphone à sa fille, elle me demande si je veux bien les attendre, elle et son compagnon, car ils voudraient le voir dans la chambre funèbre mais ils ont peur, ne savent ni comment ni quoi faire. Je les accueille peu après, les emmène.
Devant le corps de son père, elle me demande si je veux prier pour lui. Je lui explique ce que nous avions vécu le dimanche après-midi lorsqu’ils étaient partis, Lui dis pourquoi je ne prierai plus pour lui mais que je peux prier pour eux s’ils l’acceptent. Ne nous souciant pas de l’endroit où nous sommes, c’est ce que faisons.

Elle me demande si je peux m’occuper de la cérémonie de sépulture, ce que j’accepte.
Comme elle me dit leurs difficultés financières, je les rassure « je ne demande jamais rien ».
Ils ont eu du mal à prendre la décision du lieu de la sépulture, elle se fait donc directement au cimetière en présence d’une quinzaine de personnes à qui je raconte aussi comment Pierre a accepté la prière, le pardon et l’amour de Jésus.

la vie s'en va comme le jour

la vie s’en va… comme le jour

Les dessins « Art et Foi » de Michel (1)

Ces dessins ont été fait sous les crayons de bois de mon ami Michel à l’occasion d’une exposition « Art et Foi ». Celle-ci a réuni plusieurs artistes issus d’églises protestantes d’Angers. Merci encore à toi Michel

Autorisation requise avant d’utiliser ces dessins, merci